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MARCHÉ DES CHANGES

Le dollar se dévalue fortement sur le mois, pénalisé par des tensions sociales et une circulation forte du virus.

EUR : Le plan de relance post-coronavirus est pour le moment un sujet de discorde entre les Etats membres de l’Union Européenne. L’Allemagne et la France tentent de négocier avec les pays défavorables à ce plan (Pays-Bas, Autriche, Suède, Danemark) pour accélérer la mise en place d’aides. La difficulté à trouver un accord entre les pays fragilise la devise unique. Enfin, la Présidente de la BCE, Christine Lagarde a récemment annoncé une chute du PIB de 13% pour le deuxième trimestre au sein de la Zone Euro. Dans le même temps, elle prévoit un rebond de plus de 5% pour 2021 ce qui rassure les Etats membres.  Les investisseurs continuent de se demander si l’Union Européenne sera en mesure d’adopter un plan de relance ambitieux et restent méfiants à l’égard d’un possible effondrement des négociations. L’EURUSD se négocie autour de 1.125. L’EURGBP est à 0.91. L’EURCHF est à 1.065.

USD : Comme tous les pays du monde, les États-Unis ont été fortement touchés par la crise de la Covid19. Le chômage a explosé et les inégalités continuent d’augmenter parmi les citoyens américains. La Réserve fédérale prévoit une baisse du PIB de 6.5% pour l’année 2020. Pour contrer cette mauvaise nouvelle, la FED a choisi de maintenir son principal taux directeur proche de 0% jusqu’à fin 2022 au moins. En attendant, des manifestations et parfois des scènes d’émeutes ont eu lieu dans de nombreuses villes américaines, effrayant les investisseurs et déclenchant une fuite des capitaux vers des devises plus sûres comme le yen ou le franc suisse. L’USDCHF se négocie actuellement à 0.946. L’EURUSD est à 1.125. Le GBPUSD oscille autour de 1.23

CHF : A l’instar des Etats-Unis, la BNS prévoit une baisse du PIB autour des 6% en 2020. Lors de la réunion de juin de la BNS, Thomas Jordan a déclaré que la pandémie avait exercé une pression énorme sur le franc. Mais contrairement à la FED aux États-Unis ou à la BCE en zone euro, la banque centrale suisse n’a pas réagi au choc du coronavirus en réduisant les taux d’intérêt ou en mettant en place de nouveaux programmes d’achat d’urgence d’actifs. La banque mène sa guerre à huis clos, essayant d’empêcher le franc de s’apprécier au-delà du raisonnable. En outre, la BNS signale également la possibilité d’une intervention monétaire plus forte si nécessaire. L’EURCHF est à 1.065. Le GBPCHF est à 1.166. L’USDCHF se négocie à 0.946.

GBP : En difficulté a maintes reprises ces derniers mois, la livre sterling a continué de se dévaluer tout au long du mois. Le Royaume-Uni a vu son économie fortement touchée par la crise de la covid19. Sur le plan économique, avec un « double déficit » de plus de 10%, la livre ressemble de plus en plus à une monnaie de pays émergent. En effet, la livre a perdu plus de 20% de sa valeur par rapport au dollar au cours des 5 dernières années. Du côté des bonnes nouvelles, l’indice composite des directeurs d’achats d’IHS Markit a atteint 47,6 contre 30 en mai. Même s’il est encore en dessous du seuil critique de 50 qui sépare l’expansion de la contraction, l’ampleur du gain mensuel est significative et corrobore la thèse d’une forte reprise. La nouvelle échéance pour les négociations autour du Brexit est le 31 octobre. Sur cette fin de mois, le risque d’un retour du confinement et les inquiétudes sur le front du Brexit fragilisent sensiblement la livre sterling. L’EURGBP oscille autour de 0.91. Le GBPUSD se négocie autour de 1.23.

TRY : Le ministre turc des finances a exprimé sa confiance dans un rétablissement rapide de l’économie turque du fait d’une demande intérieure qui s’améliore rapidement. Néanmoins, l’économie turque a été fortement affectée par la crise de la Covid19. Des sondages récents montrent que la croissance sera probablement de -11.1% au deuxième trimestre, de -6.4% et de -2.5% aux troisième et quatrième trimestres. L’EURTRY s’échange à 7.72. L’USDTRY à 6.85.

CNH : Le conseiller de la Maison Blanche, Peter Navarro, a semé la panique en disant que l’accord commercial avec la Chine « était terminé », mais a ensuite expliqué que ses paroles avaient été sorties de leur contexte. En effet, le malentendu n’aurait pas pu arriver à un pire moment, les relations entre Washington et Pékin étant historiquement mauvaises. Néanmoins, le président américain Donald Trump a rassuré le marché, affirmant que l’accord commercial N°1 conclu avec la Chine en janvier était toujours en vigueur. Le yuan chinois offshore a récupéré une grande partie de sa perte suite à la correction faite par la Maison Blanche. L’USDCNH est à 7.07. L’EURCNH est à 7.96.

BRL : Le nombre d’infections brésiliennes liées à la Covid19 a franchi la barre du million et aucune stratégie cohérente n’est encore en place pour enrayer la propagation dans le pays. La réponse du Brésil à la pandémie a été en proie à des conflits politiques internes et il y a eu un imbroglio sur les ordonnances de quarantaine. Le président Jair Bolsonaro poursuit un programme visant à limiter à tout prix l’impact du virus sur le marché du travail et la croissance économique du pays. L’OCDE s’attend à une baisse du taux de croissance de 9.1%. L’EURBRL se négocie à 6.15.

RUB : Le 1er juillet, les Russes seront appelés aux urnes afin de voter pour changer ou non la constitution. L’un des amendements proposés pourrait permettre à Poutine de rester président jusqu’en 2036. Poutine a déclaré qu’il était nécessaire de travailler par ces temps difficiles, pas de trouver des successeurs. La Russie est enlisée dans la crise de la Covid19 avec plus de 500 000 cas. L’EURRUB oscille autour de 79.

JPY : Le yen s’est encore renforcé ces derniers jours, soutenu par les craintes d’une nouvelle vague pandémique aux États-Unis et en Asie et par un nombre record de nouveaux cas de covid19 dans le monde. Le regain de tension internationale entre l’Inde et la Chine a soutenu la demande de devises refuges. L’EURJPY est aux alentours de 120.

NZD : Le dollar Néo-Zélandais a connu un rebond exceptionnel ces dernières semaines. Au plus fort de la crise, la paire NZDUSD s’échangeait autour de 0.55, le cours est désormais autour de 0.65. Le dollar néo-zélandais a été sous pression constante ces derniers mois, il avait atteint des niveaux historiquement bas au plus fort de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine l’année dernière. Cette année, c’est la crise de la covid19 qui a lourdement pesé sur la devise. L’EURNZD oscille autour de 1.75.

 

TAUX D’INTÉRÊTS

Les banques centrales continuent de renforcer leur intervention sur les marchés

G7 : Un résumé des actions des Etats et Banques Centrales est disponible sur le Blog de KERIUS Finance :

http://kerius-finance.com/fr/blog/corona-virus-finance-news-update

Zone Euro : La BCE s’est réunie le 4 juin et a décidé l’augmentation de l’enveloppe du programme d’achat d’urgence en cas de pandémie (PEPP) de 600 milliards d’euros pour un total de 1 350 milliards d’euros, soit plus que les 500 milliards de hausse attendus. L‘horizon des achats nets dans le cadre du PEPP sera prolongé au moins jusqu’à fin juin 2021 et sera renouvelé jusqu’à la fin de la crise. Le produit des investissements réalisés de la BCE dans le cadre du PEPP sera réinvesti jusqu’à au moins fin 2022. La BCE a maintenu ses principaux taux inchangés et a également maintenu son APP à un rythme de 20 milliards par mois. Les dirigeants de l’Union Européenne se retrouveront vers la mi-juillet pour un sommet afin de concrétiser les négociations sur le futur budget pluriannuel de l’UE et les caractéristiques du plan de relance En dépit de la réticence des « quatre frugaux » (Suède, Danemark, Autriche, Pays-Bas), les négociations semblent se poursuivre à huis clos. Sur le front du Brexit, le Royaume-Uni continue d’écarter la possibilité d’un report de la période de négociation. Le taux de Swap 5 ans contre EURIBOR3M est à -0.40%. Le taux de swap à 10 ans contre EURIBOR3M est à -0.21%. Le bund 10 ans est à -0.46%. L’obligation souveraine italienne à 10 ans est à 1.28%

Suisse : Le chef de la BNS, Thomas Jordan, a maintenu le taux d’intérêt à -0.75%. La banque s’attend maintenant à ce que l’économie se contracte d’environ 6% cette année et que les prix à la consommation baissent. La BNS continue de s’en tenir à son approche avec ses taux d’intérêt négatifs et ses interventions sur les marchés des devises. La BNS, en ne renforçant pas son arsenal face à la crise, se dissocie de la plupart des banques centrales qui continuent de renforcer leurs actions. Le taux de swap 5 ans contre libor CHF 3M est à -0.61%. Le taux de swap 10 ans contre libor CHF 3M est à -0.36%

Royaume-Uni : La Banque d’Angleterre a décidé d’intensifier sa réponse face au coronavirus en élargissant son programme d’achat d’obligations. Le MPC devrait augmenter ses achats de 100 milliards de livres (125 milliards de dollars) tout en maintenant le taux d’intérêt de référence à un niveau record de 0.1%. Cette annonce a été accueilli avec scepticisme par les marchés qui s’attendaient à un soutien plus fort.  Cette annonce a été accompagnée par une déclaration optimiste sur la trajectoire de croissance du Royaume-Uni. En effet, la banque a déclaré que l’impact économique du covi19 serait probablement moins grave qu’indiqué dans le rapport de mai. Le taux de swap 5 ans contre libor GBP 3M est à 0.18%. Le taux de swap à 10 ans contre libor GBP 3M est à 0.31%.

États-Unis : La Réserve fédérale a annoncé qu’elle commencerait à acheter des obligations de sociétés individuelles dans le cadre de sa facilité de crédit aux entreprises sur le marché secondaire. La FED a créé un indice pour mettre en œuvre sa stratégie d’achat et a déclaré qu’elle supprimerait les obstacles pour qu’un maximum d’entreprises soient éligibles au programme pour accroitre sa portée. Ce programme d’une capacité de 250 milliards de dollars n’a pas encore été fortement utilisé, seulement 5.5 milliards de dollars ont été investis dans des ETF d’obligations de sociétés. Face aux 25 millions de travailleurs sans emploi, le président de la FED, Jerome Powell, a réitéré ses commentaires sur la nécessité d’un soutien de l’action publique pour soutenir les travailleurs et les entreprises touchés par la Covid19. Une accalmie est venue du côté de la consommation ; en effet les ventes au détail ont cru de 17.7% par rapport au mois précédent. Néanmoins, les risques à venir sont énormes. Cette nette amélioration, qui intervient après les -15% d’avril, est probablement davantage due aux prestations de chômage fédérales des derniers mois que d’un retour à la normale. Le taux de swap 5 ans est à 0.37%. Le taux de swap 10 ans est à 0.67%

Canada : La banque du Canada a laissé son taux d’intérêt inchangé à 0,25% ce mois-ci. La banque centrale a déclaré que l’inflation était tombée à près de zéro le mois dernier. Le niveau du PIB au deuxième trimestre affichera probablement une baisse de l’ordre de 10 à 20%. Le confinement et les prix du pétrole historiquement bas ont particulièrement affecté l’économie canadienne et le secteur de l’énergie notamment. La banque s’attend à ce que l’économie reprenne sa croissance au 3ème trimestre. Le taux à 5 ans est à 0.75% le taux à 10 ans est à 1.0087.

Chine : Les « taux directeurs » de la Chine sont restés inchangés ce mois-ci à 3.85% et 4.65% respectivement. Le « prime rate » est la référence pour les prêts bancaires aux particuliers et aux entreprises. Le gouverneur de la PBoC, Yi, a déclaré que les fondamentaux économiques de la Chine restent solides et que les actifs libellés en CNY restent attractifs en raison de l’écart de rendement relativement élevé avec les autres devises. Le bilan de la PBoC est relativement stable autour de 36 000 milliards CNY. La PBOC continue d’injecter des liquidités par le biais d’opérations de mise en pension à court terme. Elle s’est engagée également à renforcer les aides pour les petites entreprises. 

Turquie : La banque centrale turque maintient son taux directeur inchangé à 8.25%

Japon : Le gouverneur de la Banque du Japon, Haruhiko Kuroda, a déclaré que les taux d’intérêt resteraient probablement au niveau actuel jusqu’en 2023 au moins et a averti que la pandémie de coronavirus aura un impact durable sur l’économie. La BOJ a augmenté son soutien aux prêts aux entreprises en difficulté à 110 billions de yens et a laissé son taux d’intérêt inchangé.

Norvège : La Norges Bank a annoncé des perspectives plus positives par rapport à ses prévisions antérieures. La banque voit désormais un impact de la covid19 sur la croissance plus faible cette année que précédemment (-3.5% contre -5.2% le mois dernier) et a déclaré que le rebond de 2021 serait de l’ordre de + 3.7%. Le Comité de politique monétaire et de stabilité financière de la Norges Bank a décidé à l’unanimité de maintenir le taux directeur inchangé à 0%.

Russie : la Banque de Russie a baissé ses taux d’intérêt de 100 points de base à 4.5%. Les politiques ont averti que le taux de croissance ce trimestre pourrait être plus bas qu’initialement prévu suite au virus et que l’inflation pourrait s’écarter considérablement de l’objectif. Nabiullina, le gouverneur de la banque centrale, souhaite pour le moment conserver les taux à ce niveau-là mais n’exclut par une baisse si nécessaire. Pour 2020, le passage à un taux directeur inférieur à 4% reste hors de propos pour l’instant.

Nouvelle-Zélande : La banque centrale Néo-Zélandaise a annoncé qu’elle laisserait ses taux inchangés.

 

MATIÈRES PREMIÈRES

Le prix du brent stagne ce mois-ci du fait des craintes d’une 2ème vague de la covid19

Pétrole : Ce mois-ci, les stocks de pétrole aux États-Unis ont atteint un nouveau record alors que la production redémarre en raison de la hausse des prix. D’un autre côté, la demande augmente également lentement alors que le confinement est progressivement levé dans le monde en dépit de nouveaux cas quotidiens records à l’échelle mondiale. Le marché, du moins pour l’instant, suppose que la hausse des cas de COVID-19 ou une deuxième vague ne donnera pas lieu aux mêmes mesures de confinement draconiennes qu’en mars. L’AIE a déclaré que si la demande mondiale de pétrole brut aller chuter de 8.1 millions de barils par jour cette année (un chiffre inférieur à celui indiqué dans le rapport précédent), la demande en 2021 devrait rebondir d’un montant record de 5.7 millions de barils par jour. Si la reprise de la demande persiste et si les pays de l’OPEP+ s’en tiennent à leurs plans de limitation de la production mondiale de pétrole, le marché sera probablement rééquilibré d’ici à fin 2020. En effet, les membres de l’OPEP+ (hors Mexique) ont décidé de prolonger la baisse de 9.7 millions de barils / jour de production jusqu’à fin juillet. Enfin, les restrictions aux voyages transfrontaliers dans le monde peuvent durer plus longtemps que prévu et avec des millions de travailleurs qui ne retrouveront probablement pas leur emploi de sitôt, la voie vers la reprise de la demande de pétrole reste difficile. Le prix du Brent oscille autour de 41 USD.

Or : L’or continue de tendre vers son plus haut depuis 2012, porté par des préoccupations géopolitiques entre la Chine et l’Inde après un violent affrontement dans la vallée de Galwan, des inquiétudes concernant une deuxième vague de coronavirus mais aussi une instabilité croissante à Hong Kong après que la Chine a publié les détails d’un projet de loi sur la sécurité nationale. L’or est en hausse de 15% cette année et devrait connaitre encore un fort succès dans cette période marquée par un assouplissement quantitatif massif et un recourt massif à la planche à billet pour limiter l’impact de la Covid19 sur la croissance dans le monde. L’or oscille autour de 1’750 USD l’once.

Cuivre : Certains signes indiquent que la demande rebondit au niveau global et plus particulièrement en Chine. En effet, les plans de relance mis en place pour aider à consolider les économies permettent de stimuler la consommation de métaux industriels. De plus, les dépenses consacrées aux infrastructures énergétiques vertes à forte intensité de cuivre permettront de transformer les perspectives à long terme du secteur et de développer de nouveaux marchés. Du côté de l’offre, la covid19 a fortement limité les investissements dans de nouvelles mines et réduit ainsi la production future, fragilisant l’équilibre du marché à long terme. La reprise se manifeste également dans le prix du cuivre, le prix du contrat « futures » juillet est passé de 245 USD à 263.50 USD ce mois-ci.

 

 

Foreign Exchange market

The dollar has been hammered this month amidst social tensions and virus concerns

EUR: The post-coronavirus recovery plan is currently a subject of contention between the member states of the European Union. Germany and France are trying to negotiate with countries unfavorable to this plan (the Netherlands, Austria, Sweden, Denmark) to speed up the implementation of this aid. The difficulty of finding an agreement between the countries continues to weight on the single currency. Finally, ECB President Christine Lagarde recently announced an expected 13% drop in GDP for the second quarter within the Euro Zone. At the same time, the ECB forecasts a rebound of more than 5% for 2021, which reassures the member states. In the meantime, investors continue to wonder whether the European Union will be able to adopt an ambitious stimulus package and remain wary of a possible collapse of the negotiations. The EURUSD is trading around 1.125. The EURGBP is at 0.91. The EURCHF is at 1.065.

USD: The United States has been greatly impacted by the Covid19 crisis. Unemployment has exploded and inequality is growing among American citizens. The Federal Reserve forecasts a fall in GDP of 6.5% for the year 2020, to counter this bad news, the FED has chosen to keep its main key rate close to 0% until the end of 2022. In the meantime, demonstrations and sometimes riots took place in many US cities frightening investors and triggering a flight to safety for the pile of cash remaining on the sideline of this market. The USDCHF is currently trading at 0.946. The EURUSD is at 1.125. The GBPUSD hovers around 1.23.

CHF: Like the United States, the SNB forecasts a decrease in GDP close to 6% in 2020. Thomas Jordan said that the pandemic has caused tremendous pressure on the franc. But unlike in the U.S. and the Euro zone, President Thomas Jordan and his colleagues haven’t responded to the shock of the coronavirus by cutting interest rates or bringing up new emergency asset purchase programs. It wages its war behind close door, trying to prevent the Franc to appreciate beyond reasonable. Besides, the SNB signals stronger currency intervention if needed. The EURCHF is at 1.065. The GBPCHF is at 1.166. The USDCHF is trading at 0.946.

GBP: Battered time and again the British pound has continued to slide throughout the month. The UK has seen its economy suffer deeply from the covid19 crisis and with a dual deficit at more than 10%, the currency is looking more and more like an emerging market currency. The pound has lost more than 20% of its value against the dollar in the past 5 year. On the bright side, IHS Markit’s composite Purchasing Managers Index climbed to 47.6 from 30 in May. Even though it is still below the critical 50 mark that separates expansion from contraction, the size of the monthly gain is significant and underpinned the thesis of a strong recovery. The new deadline for the Brexit negotiations is October 31st. At the end of this month, the risk of a return to containment and worries on the Brexit front significantly weakened the pound. The EURGBP is hovering around 0.91. The GBPUSD is trading around 1.23.

TRY: Turkey’s Treasury and Finance Minister expects a V-shaped recovery in the economy as domestic demand improves rapidly. Nevertheless, the Turkish economy has been impacted strongly by the covid19 crisis. Recent polls show that the economy will probably contract by probably 11.1% in the second quarter, by 6.4% and 2.5% in the third and fourth quarters. The EURTRY is currently at 7.72. The USDTRY is at 6.85.

CNH: White House trade advisor Peter Navarro created a little panic saying the trade deal with china “is over” but then explained that his words have been taken out of context. Indeed, the misunderstanding could not have come at a worst moment, the relationship between Washington and Beijing have been at their worst in years. Nevertheless, U.S. President Donald Trump reassured the market, saying the Phase 1 trade deal struck with China in January was still on. The offshore Chinese yuan pared much of its loss following the correction by the White House. The USDCNH is at 7.07. The EURCNH is at 7.96

BRL: Brazil’s Covid19 infections have passed the 1 million mark and there is still no consistent strategy in place to halt the spread in the country. Brazil’s response to the pandemic has been plagued by internal political conflict and there was an imbroglio over the quarantine orders. President Jair Bolsonaro is pursuing agenda to limit at all cost the impact of the virus on the country’s job market and economic growth. The OECD expects the growth rate to decrease by 9.1%. The EURBRL is trading at 6.15.

RUB: On July 1, Russians will vote on crucial changes to the nation’s constitution as one of the amendments would allow Putin to remain president until 2036. Putin said that it’s necessary to work, not loom for successors. Russia is bogged down in the Covid19 crisis with more than 500 000 cases. The EURRUB hovers around 79.

JPY: The yen has strengthened again this last few day supported by fears of new pandemic wave in the US and Asia and a record number of new covid19 cases in the world. Renewed international tension between India and China has underpinned demand for safe-haven currencies. The EURJPY is around 120.7.

NZD: The New Zealand dollar has experienced an exceptional rebound in recent weeks. At the height of the crisis, the NZDUSD pair was trading around 0.55, the price is now around 0.65. NZD had long been the most oversold currency in the G10. The currency sold off tremendously at the peak of the US-China trade war last year and again this year during the Covid19 induced market shock. The New Zealand central bank has announced that it will leave its rates unchanged. The EURNZD hovers around 1.75.

 

Interest rates

Central banks stepped up their intervention this month

G7: A summary of the States and Central Banks actions is available on KEIRUS Finance blog:

http://kerius-finance.com/fr/blog/corona-virus-finance-news-update

Euro zone: The ECB met on June 4th and decided that the envelope for the pandemic emergency purchase program (PEPP) will be increased by €600 billion to a total of €1,350 billion, more than the 500 billion expected. The horizon for net purchases under the PEPP will be extended to at least the end of June 2021 and will be renewed until the end of the crisis. The maturing principal payments from securities purchased under the PEPP will be reinvested until at least the end of 2022. The ECB has kept its main rates unchanged and its APP at a pace of 20 billion per month. EU leaders will meet in mid-July for a summit to finalize negotiations on the future multi-annual financial framework and the characteristics of the recovery plan. Despite the reluctance of the « four frugals » (Sweden, Denmark, Austria, The Netherlands), negotiations seem to continue behind closed doors. On the Brexit front, the UK continues to rule out the possibility of a negotiation period report. The 5-year swap rate against EURIBOR3M is -0.40%. The 10-year swap rate against EURIBOR3M is at -0.21%. The 10-year bund is at -0.46%. The Italian 10-year sovereign bond is 1.28%

Switzerland:  SNB chief Thomas Jordan kept interest rate unchanged at -0.75%. It is now expected that the economy will contract about 6% this year and consumer prices will drop. The SNB continues to stick to its guns with its approach of negative interest rates and a pledge to intervene in currency markets. The SNB will not follow suit its peers as most central banks have ramped up their actions to shield their economy from the economic impact of the covid19. FX interventions by the SNB remain the main tool for pushing back against the appreciation of the Swiss franc. The 5-year swap rate against the Libor CHF 3M is -0.61%. The 10-year swap rate against the CHF 3M libor is -0.36%.

United Kingdom: The Bank of England decided to intensify its response to the fallout from the coronavirus by expanding its bond-buying program. The MPC should boost purchases by 100 billion pounds ($125 billion) while keeping the benchmark interest rate on hold at a record-low 0.1%. It was a disappointment to some who were looking for a £200BN increase in the asset purchase program. This announce went along a quite hawkish statement. Indeed, the bank said that there is emerging evidence that the economic impact of the Covid19 will be less severe than set out in the May Report. The 5-year swap rate against GBP 3M libor is 0.18%. The 10-year swap rate against GBP 3M libor is 0.31%

USA: The Federal Reserve said it will start buying individual corporate bonds under its Secondary Market Corporate Credit Facility. The FED has created an index to implement its buying strategy, and said it will remove hurdles for companies to be eligible for the program. With a capacity of $250 billion it has so far invested about $5.5 billion in Corporate bonds ETFs. The FED chairman, Jerome Powell, reiterates its comments about the high necessity of fiscal spending underlying that if congress were to cut support to workers and businesses hit by the corona virus it could jeopardized any economic improvement. More than 25 million workers remain dislodged from their jobs and despite strong figures in retail sales the risks ahead are tremendous. The 17.7% growth in retail sales month-on month rebound after the -15% in April have probably more to do with the stimulus checks and the federal jobless benefits that were launched in March and April than in any return to post-lockdown normalcy. The 5-year swap rate is 0.37%. The 10-year swap rate is 0.67%

Canada: The bank of Canada left its interest rate unchanged at 0.25% this month. The central bank said the inflation has decreased to near zero. The level of GDP in the second quarter will likely show a decline in the magnitude of 10-20%. The lockdown and historically low oil prices have battered the Canadian economy and the energy sector notably. The bank expects the economy to resume growth in the 3rd quarter.

China: China’s one year and five-year loan were kept unchanged this month at 3.85% and 4.65% respectively.  The prime loan is the benchmark for bank loans to individuals and companies.  PBoC Governor Yi says China’s economic fundamentals remain sound, he added that CNY denominated assets remain attractive due to relatively high yield gap with other currencies. The PBoC balance sheet is relatively stable around CNY 36 trillion. The PBOC continues to inject liquidity through short term repo operations. The central Bank said that it will provide more aid for small businesses.

Turkey: The Monetary Policy Committee has decided to keep the policy rate (one-week repo auction rate) constant at 8.25 percent.

Japan: Bank of Japan Governor Haruhiko Kuroda said interest rates would likely remain at current level until at least 2023 and warned that the coronavirus pandemic will have long-lasting impact on the economy. The BOJ increased its lending support for struggling companies to 110 trillion yen and left its interest rate unchanged.

Norway: Norges Bank signaled a more positive outlook than with its prior forecasts. The bank now sees a smaller hit to growth this year than previously (-3.5% vs. -5.2% with its previous forecast) and said that the 2021 rebound would be on the order of +3.7%. Norges Bank’s Monetary Policy and Financial Stability Committee has unanimously decided to keep the policy rate unchanged at zero percent.

Russia: The Bank of Russia cut interest rates by 100 basis points to 4.5%. Policy makers warned that the hit to growth rate this quarter could be worse than expected and that inflation could significantly drift away from the target. Nabiullina, the central bank governor, said that a pause is possible, but so is another reduction as far as interest rates are concerned but insisted that a move to sub-4% key rate in 2020 stays off the table for now.

New Zealand: The Royal Bank of New Zealand has announced that it will leave rates unchanged.

 

Commodities

Oil markets did not manage to build on previous gains, consolidate over virus fear.

Oil: This month, U.S. petroleum inventories reached a fresh record high as production restarts due to higher prices. On the other side, the demand is also rising slowly as lockdown are gradually lifted around the world in spite of record new daily cases reported worldwide recently. The market, at least for now, assumes that rising COVID-19 cases or a second wave will not be met with the same draconian lockdown measures seen back in March. Thereby supporting the narrative of a continued recovery in demand and with that higher prices. The IEA said that while the world’s demand for crude will drop by 8.1 million barrels a day this year (a lower figure than reported in the previous report), demand in 2021 will rebound by a record 5.7 million barrels a day. Providing that the resurgence persists and the OPEC+ nations stick to their plans to constrict global oil supply; the market will be rebalanced by the end of 2020. Indeed, OPEC+ members (without Mexico) decided to extend the 9.7 million barrels/day production cut until end July. Finally, cross border travel restrictions around the world may last longer than expected and with millions of workers unlikely to get their jobs back anytime soon, the path for oil’s demand recovery remains challenging. The brent price is currently hovering at 41 USD.

Gold: Gold pushed toward its highest level since 2012, lifted by geopolitical concerns between China and India after a violent clash in the Galwan Valley, concerns over a second wave of coronavirus and growing instability in Hong Kong after China released details of a proposed national security law. Gold is up 15% this year, buoyed by unprecedented quantitative easing and money printing to limit the impact of the Covid19 on growth and unemployment worldwide. Gold hovers around 1’750 USD per ounce.

Copper: There are signs that demand is bouncing back worldwide and most especially in China. Indeed, stimulus packages over the world have been unleashed to help shore up the economies leading to more raw material consumption. Moreover, the spending on copper-intensive green energy infrastructure will ensure to transform the long-term outlook and develop new market. On the offer side, the covid19 prevent investment on new mines and reduced the output fragilizing the demand over the long run. The recovery manifest itself in copper price, the July copper futures contract price went from 245 USD to 263.50 USD this month.